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17/04/2013

En guise d'anniversaire, une liste

Il y a un an, j'écrivais ma première note sur ce blogue. A l'heure des bilans et pour m'aider à prendre cette fameuse grande décision lors des dernières semaines, j'ai établi une liste des points positifs et négatifs de cette immigration. Ah les listes... Elles m'auront suivies pas mal ces dernières années.

J'ai donc décidé de la transformer en "ce qui va me manquer" et "ce qui ne va pas me manquer".

Puisqu'il faut toujours donner une bonne impression à la fin, je commence par "ce qui ne va pas me manquer":

  • Le contact avec la réalité administrative du Québec. Je pensais que les paperasses seraient plus faciles à aborder mais j’ai le sentiment que quand les ministères s’en mêlent, c’est pire qu’en Belgique.
  • Une forme de protectionnisme et de méfiance vis-à-vis des étrangers dans certains milieux.
  • Les problèmes de santé: tout le monde n’a sans doute pas ces problèmes mais j’ai malheureusement accumulé pas mal de petits soucis de santé liés ou pas à un nouvel environnement: de nouveaux virus à vaincre, des allergies, des infections aux gencives, la sécheresse des yeux et de la peau, une entorse du genou...
  • En découle une découverte du système des soins de santé: obligation d’accepter un médecin de famille quand il se présente (et c’est rare d’en avoir un!), saturation des urgences dans les hôpitaux, attente interminable pour avoir un rendez-vous chez un spécialiste ou avoir des résultats d’un examen, système à deux vitesses avec les soins gratuits dans le public (et ses conséquences) et payant dans le privé avec des disparités en fonction des assurances privées offertes.
  • Le tout à la voiture : les transports en commun commencent doucement à être développés mais vu le climat et les distances, il n’est pas rare que dans une même famille, il y ait plusieurs voitures qu’on utilise en fonction des saisons (la 4 par 4 en hiver, la petite urbaine en été).
  • Ce qui est le plus dur à supporter en hiver: le vent et les tempêtes, ce qui est le plus difficile à supporter en été: la chaleur humide. En terme de climat, tout ce qui découle des froids intenses: électricité statique, peau sèche, manque d’humidité ambiante...

"Ce qui va ma manquer" (et l'ordre n'a pas d'importance!):

  • La lumière: les Québécois sont étonnés quand on leur dit que c’est pour le climat qu’on a voulu changer de continent. « Mais pourtant, il ne fait pas bon ici non plus! ». C’est vrai qu’il y a des jours gris, des ciels plombés... mais rien de comparable avec le manque de lumière qu’a connu la Belgique ces derniers mois. Nous avons l’impression d’être aux sports d’hiver tout le temps!
  • Les opportunités d’emplois: même s’il est difficile de se faire son réseau, de rentrer dans un milieu, ce n'est pas impossible, il faut simplement accepter de s'adapter et de faire des choses qu'on ne pensait pas nécessairement faire au départ. (Ceux qui pensent que nous repartons en Belgique par manque de travail se trompent. Nous savons que certains ne pourront s'empêcher d'avancer cette raison pour justifier notre départ, ils penseront ce qu'ils veulent, nous savons ce qu'il en est.)
  • Le tout disponible sans arrêt: pas de courses stressantes, car on doit absolument aller chercher son pain avant que le magasin ne ferme, tout est ouvert presque tout le temps! Et quand les magasins sont fermés, il reste les dépanneurs...
  • La nature proche de tout, les grands espaces, le ciel: dès qu’on sort d’une ville plus ou moins grande, on est directement en contact avec la nature avec un grand N.
  • Les personnes que nous avons rencontrées et avec qui nous avons noué des liens. La solidarité et l’amabilité des gens: la plupart du temps, les personnes qu’on croise sont accueillantes et souriantes (bon, il y a quand même des cons partout, c’est bien connu!). Une des particularités des Québécois que j’apprécie: ils sont curieux et s’intéressent à pas mal de choses. Si on a besoin d’un coup de main, ils ne se font pas prier pour le donner.
  • L'accent que je ne me lasse pas d’écouter, et les expressions savoureuses comme par exemple: « Jouer des coudes un peu haut dans les coins des patinoires », « une souris plate qui n’est pas plate », « coudonc comment qu’on fait pour ouvrir la valise du char ? », « enlève ton chandail et prends une bûche ! », etc.

Je pourrais encore continuer longtemps. Il y a sûrement plein de choses que je n'ai pas mentionnées... Mais là, je pense que c'est déjà pas mal si vous arrivez à lire ceci, c'est que vous êtes arrivés au bout (ou que vous avez zappé le milieu, tricheurs!). 

Et au fait, bon anniversaire!

01/02/2013

Noir c'est noir (bis)

Ne jamais dire tout haut ce qu'on pense tout bas, ou alors le dire très doucement...

Lorsque les bourrasques commencent à se succéder, je prends l'habitude de ne plus penser du tout et j'attends. La première fois que le vent a provoqué des coupures d'électricité, j'étais en train de réfléchir tout haut à tous ceux qui s'étaient installés au Québec au 17e et même au 18e siècle, sans eau potable qui coule directement à un robinet, sans électricité, sans chauffage... Au moment de la première coupure d'électricité qui a duré une petite heure, je me disais que finalement à notre époque, nous étions bien vulnérables face aux éléments, complètement dépendants de l'électricité pour le chauffage, la cuisinière, le frigo, les toilettes (je reviendrai là-dessus, heu... enfin, j'expliquerai ce qu'il en est dans une autre note), et paf ! le noir complet.

Alors, hier, quand on a été privé d'électricité pendant plus de 12 heures, j'ai encore eu une petite pensée pour tous ceux qui se chauffaient au bois (ouf, on a un poêle!), qui s'éclairaient à la bougie (romantique un repas froid à la lueur des chandelles!)...

Quand le réseau est essentiellement aérien, il ne faut pas être surpris! C'est la nature qui dicte sa loi et ce n'est pas un petit poteau qui va lui faire peur! DSC03187.JPG

12/10/2012

Palette de couleurs

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Le temps où on suait par des chaleurs humides et suffocantes est bien derrière nous. C'est fou comme le temps passe vite ! Pour les soirées un peu plus fraîches, il est bien agréable d'avoir du bois. Je remercie la personne qui a rentré les bûches presqu'une par une, à la force du poignet, il se reconnaîtra.

En tout cas, pour revenir au temps qui passe terriblement vite, j'ai l'impression que j'ai à peine le dos tourné et que les feuilles rougies la veille sont déjà au sol. A propos de feuilles, c'est en ce moment l'explosion de couleurs ! Jugez plutôt...

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